Semaine 6 / Week 6

Week-end

Suite à une alerte Aurores Boréales, nous passons la nuit dehors à quelques centaines de mètres de notre campus. En lieu et place de lumière nordique, nous avons droit à un magnifique lever de lune et à quelques moustiques.

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Au petit matin, un vol de grues en partance pour le sud nous confirme que l’été touche à sa fin. La chute des températures ne saurait contredire ce moment magique où des centaines d’oiseaux passent au-dessus de nos têtes dans un vacarme impressionnant.

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Retour au calme et en musique.

Lundi.

Premiers contacts avec le matériel et les véhicules des trois premiers jours de la semaine : canoës et kayaks.

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Je commence ces trois jours d’entraînement sur l’eau par le kayak. C’est une bombe qui se manoeuvre assez facilement, faire corps avec l’engin permet des sensations vraiment sympas. Par contre, lorsque les choses partent en sucette, les conséquences sont plus délicates qu’en canoë mais on y reviendra. J’ai pu goûter la température du lac en faisant un retournement involontaire après un petit relâchement coupable. Il faut dire que j’avais au préalable reçu les félicitations de Mikko sur mes manœuvres. Début de melon immédiatement sanctionné.

Mardi

Le brouillard accompagne le lever du jour. Se balader sur le lac dans ces conditions permet un réveil tout en douceur.

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Le canoë est un gros bébé qu’il ne faut pas bousculer. Il prend un malin plaisir à vous montrer qu’il ne se manœuvre pas facilement. Quand vous voulez tourner, il ne se laisse pas faire et lorsque vous commettez la plus petite erreur, il tourne instantanément dans le sens opposé. Va comprendre, Charles.

Nous apprenons à avancer droit (moins facile qu’il n’y parait), à reculer, à progresser perpendiculairement au sens normal du bateau (déjà plus pointu), à slalomer, à freiner en urgence. Bref à peu près tout ce qu’on peut imaginer avec ce type d’engins rétifs.

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Comme nous faisons preuve d’une toute relative maîtrise de nos canoës, Henkka nous répartit en deux équipes de deux canoës. Bref nous sommes huit (pour ceux qui ont suivi). Le but est de mettre un ballon dans les canoës des concurrents. Nous nous prenons bien évidemment au jeu, l’équipe européenne lutte contre les finlandais. Chris ayant comme moi, l’esprit de compétition chevillé au corps, il va jusqu’à se redresser dans son engin pour capter la balle… Ce qui devait arriver arriva et Henkka a pu anticiper les cours de sauvetage du lendemain en effectuant une petite démonstration de récupération d’un canoë retourné.

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Mercredi

Epreuve de sauvetage en kayak et canoë. A tour de rôle, nous jouons les sauveteurs et les victimes. Pour faire la victime, c’est facile, faire l’andouille, faire basculer le bateau, prendre une grande respiration, avoir l’impression de mourir sous l’effet de l’eau glacée et commencer à geler en attendant que les petits camarades veuillent bien se presser d’effectuer les procédures de sauvetage. Aussi incroyable que cela puisse paraître, monter un canoë sur un autre canoë pour le vider puis le remettre à l’eau n’est pas très compliqué. Comme de faire revenir ses occupants dans leur embarcation.

Par contre, avec la kayak, c’est beaucoup plus compliqué. L’objet flottant est beaucoup plus instable et remonter dedans demande une bonne technique, de la méthode et une certaine délicatesse. On doit inverser le sens des deux kayaks, tenir l’ensemble tout en tenant les deux pagaies, contrebalancer et maintenir l’équilibre de l’ensemble pendant que celui qui remonte regarde l’arrière de son bateau, s’allonge dessus afin d’introduire ses pieds dans le cockpit avant de se retourner. Et toute cette petite blague n’est rien comparée au sauvetage dit eskimo. Je ne parle pas d’un esquimautage, technique réservée aux seigneurs du kayak mais bien d’une technique de sauvetage lorsqu’on a dessalé et qu’on est bloqué sous l’eau. Le but de la manœuvre est de prévenir le copain qu’on a un petit problème en tapant sur la coque puis d’exercer des allées et venues avec ses mains le long de la coque afin de pouvoir rencontrer la proue du kayak que le sauveteur a positionné perpendiculairement à celui qui a chaviré. Une fois que la personne qui est sous l’eau (et qui commence à trouver le temps drôlement long dans cette position) a attrapé l’avant du canoë de son sauveteur, reste à tirer sur les bras et à donner un violent coup de hanche pour se redresser.

A la suite de ces épreuves, nous devrions avoir le certificat de niveau 1. Pour être objectif, il nous faudra encore quelques heures de pratique avant d’en maîtriser toutes les arcanes. Comme beaucoup je ne m’imagine pas encore prendre la responsabilité d’un groupe de débutants en toute sécurité sur des eaux un peu agitées. Je perçois mieux les risques pris par certaines entreprises qui balancent leurs clients dans des activités extrêmes sans éducation de base préalable. Responsabilité, sécurité et appât du gain font rarement bon ménage.

Jeudi

Le matin, nous comptons le nombre de nos pas sur 100 mètres dans différentes conditions de terrain (plat, descente, montée) et à différentes allures afin de pouvoir évaluer les distances lors d’orientation avec notre seule boussole (et oui, pas de Tomtom dans les bois). Tout cela relevant plus d’une aide approximative que d’une science exacte.

L’après midi, orientation avec test des 2 heures et 5 points à trouver. Pas peu fier d’avoir réussi et de m’être débarrassé de la pression de cette épreuve qui lie à la fois, réflexion et physique. Grosse frayeur sur la fin car malgré mon avance de plus de 20 minutes sur l’heure couperet, une piste de motoneige a failli m’être fatale. Elle n’était pas sur la carte et je l’ai confondue avec celle qui devait m’amener à mon point d’arrivée. Résultat, une belle suée pour arriver à temps.

Vendredi

Dernière réunion de préparation pour l’expédition en Russie. Vérification de certains points administratifs, obtention des derniers visas, édition et plastification des cartes, récupération du matériel commun, vérification de trousses de premiers secours communes et préparation des véhicules pour le départ de lundi matin (07h00).

En ce qui concerne ce blog, coupure son et image pendant deux semaines. Je sais que vous en serez triste… mais vous devriez avoir quelques belles photos de Russie pour récompenser votre patience. Vous aurez malgré tout quelques recettes de cuisine Outdoor pour les gourmands.

See you!

 

Week 6

Weekend
Following a Northern Lights alert, we spend the night outside a few hundred meters from our campus. Instead of Northen light, we are entitled to a beautiful moonrise and a few bugs.
In the morning, a flight of cranes bound for southern confirms that the summer is coming to an end. Magic moment when hundreds of birds pass overhead in an impressive racket.

Monday
First contact with the equipment and vehicles for the first three days of the week. Canoe and kayak.
I begin the three days of training on the water by kayak. It’s a bomb that quite easily maneuver and become one with the machine allows pretty cool feelings. I tasted the temperature of the lake by involuntary reversal. I must say that I had previously received congratulations from Mikko for my maneuvers. Start of immodesty immediately punished.

Tuesday
We begin this morning in the fog and navigating on the lake in these conditions allows a smooth start.
The canoe is a big baby that should not be rushed. It takes great pleasure in showing you that it is not easily maneuver. When you want to turn, it did not let you go and if you make the slightest mistake, it will immediately reverse.
We learn to move right (not as straightforward as it might appear), to retreat, to move perpendicular to the normal direction of the boat (much more technical), slaloming, braking in an emergency… Anything you can imagine with such wayward vehicles.
As we seem to have a very relative control of our canoes, Henkka divides us into two teams of two canoes. In short we are eight (for those that followed). The goal is to put a ball in canoes competitors. So it will be European team against the Finns. Chris, a born competitor, stands up in the canoe to catch the ball… and the inevitable happened… Henkka could anticipate rescue course the next day by making a small recovery demonstration of an overturned canoe.

Wednesday
Proof Rescue kayak and canoe. Each in turn, we play the rescuers and victims. To the victim, it’s easy to be a fool, rock the boat, take a deep breath, have the feeling of dying in the iced water and begin to freeze until the fellows hurry to perform rescue procedures. Incredible as it may seem, put a canoe on another one to empty it then put it back to the water, is not very complicated. Same for its occupants to come back on their boat.
By cons, with kayak, it’s much more complicated. The floating object is much more unstable: be back on board requires good technique, method and a certain delicacy. We must reverse the direction of the two canoes, hold together while holding two paddles, balance and maintain equilibrium of all while the guy who has to look back on the back of his boat, lay on order introduce his feet in the cockpit before turning around. Nothing compared to eskimo rescue. The aim of the operation is to tell your buddy you have a small problem by tapping the shell, then you have to move back and forth with your hands along the hull to identify the bow of the kayak rescuer placed perpendicular to yours. Once you grabbed the front of your buddy’s canoe you have to pull with your arms and give a stroke of hip to recover.
Following these tests, we should have the level 1. To be objective, we still have a few hours of practice to master all the intricacies. Like many of us, I don’t think I could take responsibility of a beginners’ group safely on choppy waters. I better perceive the risks taken by some companies who swing their customers in extreme activities without prior education base. Accountability, security and greed rarely mix.

Thursday
In the morning, we count our steps on 100 meters in different terrain (flat, downhill, uphill) and different paces so we can judge distances during orientation with our only compass (no Tomtom in the woods!). Not an exact science but could be usefull.
In the afternoon: orientation test of 2 hours and 5 points to find. Very proud to have succeeded and rid myself of the pressure. Big scare at the end because despite my lead of over 20 minutes, a snowmobile trail was nearly fatal for me. It wasn’t on the map and I mistaken for another one which was to take me to my destination. Result: a good sweat to reach the finish in time.

Friday
Last meeting in preparation for shipment to Russia. Verification of certain administrative matters, obtaining final approvals, editing and lamination cards, recovery of common hardware, verification first aid kits and vehicle preparation for the Monday morning start (7.00).
Regarding this blog, turning off the image and sound for two weeks. I know you’ll be sad… but you should have some nice pictures of Russia to thank you for your patience. You’ll still have few outdoor recipes.

See you!

 

3 réflexions sur “Semaine 6 / Week 6

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